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Deux jours chez Michel Drucker

Deux après-midi au studio Gabriel.


Il y a quelques semaines, j'ai assisté à l'enregistrement des émissions Vivement Dimanche, et Vivement Dimanche prochain, présentées chaque dimanche (non!?!) par Michel Drucker.

Enregistrements musicaux

Le lundi après-midi étaient enregistrés les passages musicaux. Ce jour-là, la troupe Swinging Life (leur site) qui présentait un spectacle reprenant les grands classiques de Broadway, Olivia Ruiz et Jacques Higelin.
On était très peu nombreux, peut-être une trentaine, à y assister. Quelques néophytes comme moi, qui venaient pour apercevoir Olivia Ruiz ou Jacques Higelin, et un grand nombre d'habitués - de l'émission voire de tous les studios d'enregistrement...
Après un rapide briefing pour le public, les artistes passent à tour de rôle enregistrer un morceau. Soit très rapidement (pour Olivia, la deuxième prise était la bonne), soit un peu plus longuement. Higelin a rechanté une demi douzaine de fois son morceau pour le caler correctement. Jusque là, rien d'extraordinaire.Une chose qui m'a fait sourire, c'est de voir les artistes descendre les marches de la scène et marcher comme s'ils allaient à la rencontre de Michel Drucker (voir la suite pour comprendre mieux!). Le dit Michel est passé, faisant visiter son studio à quelques personnes, faire un petit coucou.
Très cool, jean baskets, détendu, des "Ca va ?" et des "On s'voit d'main", il s'est assis un petit moment pour regarder Jacques Higelin bosser, a salué ses techniciens, puis est reparti.

Bref, un après-midi sympa, seulement 2 ou 3 heures et la journée était assez belle pour aller faire un tour du quartier qui, bien évidemment vu sa situation - entre l'ambassade américaine, les Champs et l'Elysée - était bien gardé.

 

L'entrée du public

Le lendemain, la journée s'annonçait plus longue : l'enregistrement à proprement parler des deux émissions dominicales.
Là encore, une foule d'habitués commentaient les dernières émissions, d'ici ou d'ailleurs. D'autres se montraient une centaine de photos, dédicacées ou non, prises avec des artistes de tous horizons. Certains même ne venaient pas assister à l'émission mais attendaient que les "stars" passent pour les filmer, photographier, faire signer des autographes, etc. Si j'ai bien compris, ils sont habitués des marches des différents studios parisiens...
Avant que le public ne puisse rentrer, seuls Catherine Frot (invitée principale de l'émission), Léa Drucker et Guillaume Musso sont passés. Les autres sont arrivés alors que nous étions déjà installés.

Les premières personnes à entrer sont celles d'un groupe de personnes âgées qui sont installées sur les rangs du fond, ou sur les côtés. Puis la foule de badauds dont je faisais partie est invitée à s'installer. Enfin, devrais-je dire, à être installée par le placeur/chauffeur de salle. Il gère, durant toute l'émission, les applaudissements, déplace les personnes qui ne passent pas très bien à l'écran (motif entendu : tee-shirt trop bariolé), etc. Lorsque j'entre, il fait reculer de quelques rangs un couple qui était devant pour me mettre à leur place. Parce que j'avais "des belles couleurs" (mon haut, pas mes joues hein!). Et au fil de l'enregistrement, il nous a redéplacés pour que le fond soit plus harmonieux derrière Catherine Frot (pas deux fois la même couleur l'une à côté de l'autre, etc).
Après un passage éclair de Mathieu Madénian et d'Eric Antoine venus, eux aussi mais pour le plaisir, chauffer la salle, et un briefing "sécurité', les enregistrements peuvent commencer.


Vivement dimanche prochain

Paradoxalement, Vivement Dimanche prochain (l'émission du soir) est enregistrée la première. Michel Drucker et ses invités doivent donc jongler avec ce qu'ils sont censés avoir dit dans l'après-midi, alors qu'ils viennent à peine de s'installer dans le fameux canapé rouge. Exercice réussi, on voit le professionnel !
Michel Drucker accueille son invitée, puis les autres artistes viennent s'entasser les uns après les autres autour d'eux sur le canapé.  Tout est tourné comme en direct, les seules pauses sont les moments durant lesquels des reportages sont diffusés sur l'écran. Quelques petites retouches maquillages, quelques petites gorgées d'eau, et c'est reparti. 
Après l'enregistrement de cette première (ou deuxième!) partie, break de trente minutes pendant lesquelles Catherine Frot se prête au jeu des autographes et des photos, avant d'aller se changer pour la suite. Le public fait la queue aux toilettes, Eric Antoine réenregistre une partie de son sketch, et on se réinstalle.


Vivement Dimanche

L'enregistrement de Vivement Dimanche se tourne dans les mêmes conditions. Les artistes se succèdent sur le canapé, parlent de leur actualité et de leur relation avec l'invitée principale.
Jacques Higelin se lance dans un éloge à la simplicité et à l'humanité de Catherine Frot, d'autres évoquent les souvenirs qu'ils ont en commun, et Madame Frot commente le travail de ces derniers.
De la même façon, comme en direct, il n'y a pas d'autres pauses que celles des diffusions sur grand écran. Lorsque sont diffusés les morceaux musicaux enregistrés la veille, les artistes viennent se placer en bas des marches et attendent le signal pour rejoindre Michel Drucker. Avec le montage, on pourrait croire qu'ils viennent à l'instant de chanter, mais c'est ça, la magie de la télé !
Après la dernière invitée (la vraie cuisinière de François Mitterrand, qui a inspiré Catherine Frot pour son rôle dans Les Saveurs du Palais, avec entre autres Jean d'Ormesson), dernier point technique. En effet, Michel Drucker doit répéter quelques mots ou phrases sur lesquels il aurait trébuché pendant l'enregistrement, et qui seront réintégrés au montage.

Pour finir, le présentateur enregistre l'introduction de l'émission suivante, une rediffusion du Vivement Dimanche  hommage de Jean-Claude Brialy.
Puis tout le monde peut sortir. Dehors, les fameux "traqueurs de stars" sont toujours là, appareils photos à la main, parce qu'apparemment, "Albert Dupontel n'est pas encore sorti!!!"

Voilà pour l'expérience assez intéressante. Tout le monde est finalement assez sympathique, même si l'on voit que tout est réglé, organisé, et répété chaque semaine.





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