Attention : ce résumé révèle certains détails que vous, futurs lecteurs, ne voulez put-être pas découvrir avant. C'est pourquoi certains passages sont en blanc. (il suffira au curieux de sélectionner le texte pour qu'il apparaisse, évidemment !)
Room. En anglais, on peut traduire ce mot par "pièce", ou "chambre". Ambigüité de la traduction. Ici a été choisi la Chambre. Cette chambre qui constitue, pour Jack, tout ce que l'Univers peut contenir. Un placard, deux chaises, une table, de quoi cuisiner, des toilettes... Mais surtout sa Maman.
Jack a cinq ans, il est intelligent, vif, très imaginatif, et c'est lui qui nous raconte l'histoire. Son histoire. Leur histoire. Pourquoi Jack pense que tout ce qui se passe à la télévision ("Madame télé") n'existe que dans cette petite boite ? Pourquoi Jack ne connait-il que ce qui se trouve dans cette pièce, dans LA chambre ? Et pourquoi Jack a-t-il si peur du Grand Méchant Nick ?
Tout cela, on le comprend pas à pas. Spoil [ L'auteur nous entraîne dans la découverte du monde le plus étroit possible, mais un monde qui est immense pour Jack. Pas à pas, on entrevoit les possibilités. Jack et sa mère sont retenus quelque part et le Grand Méchant Nick est leur seul lien avec le monde extérieur. Prison ? Hôpital psychiatrique ? Rien au départ ne nous permet de le savoir. Mais pour Jack, la question ne se pose pas. Le Monde, c'est ici, avec sa Maman.] Il a sa vie, ses rituels, ses activités, et tout cela constitue pour lui un bonheur sans faille.
Spoil : [Jusqu'au jour où sa mère se trouve dans l'obligation de tout lui raconter. Son kidnapping à la sortie de l'Université. Sa séquestration. La naissance d'un premier bébé, mort-né, puis l'arrivée de Jack, devenu le centre de sa vie. Comment Jack, pour qui la seule réalité était concentrée dans cette pièce plus petite qu'une cellule de prison, va réagir en comprenant qu'il y a un monde autour de sa cage d'amour ? Qu'il y a LE monde ? Que d'autres enfants rient et jouent, que le lino n'est pas le seul revêtement de sol possible, que le soleil brûle, que le vent souffle et que les abeilles piquent ?
Les mots d'un petit garçon sur ce qu'il pensait être la vie, et sur la vraie vie qu'il découvre. La vision qu'il peut avoir d'une mère comme seul être au monde puis comme membre d'une famille. La colère, la peur, et pourquoi pas l'amour ?]
Grâce à cet angle de vue si particulier, une histoire terrible et dramatique est décrite comme, simplement, une histoire de vie. Une perception de la vie qui n'a rien d'anormal pour quiconque n'en aurait pas eu d'autre.

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